4 mai 2008

Le métier d'écrire : écrire lorsqu'on n'est pas écrivain

La province du Québec offre une problématique intéressante : elle est prisonnière entre plusieurs "puissances" extérieures (le canada anglais et les États-Unis) imposant une langue qui compétionne férocement avec le français.
C'est aussi un des lieux où l'on trouve le ratio le plus élevé d'éditeurs par écrivains. Il se publie au Québec beaucoup trop de livres que ce que le marché peut absorber. Or, comme il n'y a pas de règles pré-établie pour devenir un éditeur et que ce marché est vu comme un commerce, n'importe quel homme (ou femme) d'affaire peut se lancer là-dedans.
N'est pas éditeur qui veut, en passant. Il y a livre populaire et petit bijou de littérature, il y a une marge incroyable entre les deux. À publier à outrance comme le font les québécois, on diminue grandement la qualité des textes offerts.
Peu d'auteurs pourront vivre de leur plume à cause de ce marché mal géré. De petits bijoux prendront trop de temps pour se faire découvrir ou seront étouffés par les autres oeuvres de bien moindres qualité, ce qui entraînera la mort à court terme d'un écrivain se dédiant à son art (et oui, la littérature est un art, le plus difficile qui soit. J'y reviendrai).
Bref, cela oblige beaucoup d'écrivains à se trouver un emploi pour les faire vivres. Cela vient aussi nuire à leur travail.
Lorsqu'on doit consacré quarante heures (parfois plus) à un boulot exigeant, vous avez rarement envie de consacrer vos temps libres à un autre travail : écrire. Le plus souvent, le moindre facteur de distraction deviendra planche de salut. Ou encore, vous aurez tout simplement envie de profiter de vos journée de repos, ce qui, à mon sens, est bien normal.
Neil Bissoondath nous confiait, pendant un cours à l'université, que lorsqu'il avait fini de travailler, il s'assoyait devant sa machine à écrire, se faisait du café, une cafetière pleine, et il se mettait à écrire toute la nuit en buvant café après café après sirop lorsqu'il devenait moins bon mais qu'il permettait d'écrire. Il dormait deux, trois heures, parfois pas du tout, se relevait, allait travailler et recommençait son manège.
Honnêtement, est-ce une vie? Je ne crois pas. Mais je pense aussi que si on veut s'investir dans son art et en retirer le maximum, il faut faire des sacrifices immenses, un peu comme Neil le faisait. Ce qui implique de sacrifier les temps libres, parfois une soirée avec la copine ou les amis. Ce qui implique peu de repos, beaucoup de réflexion et énormément de travail.
S'il y avait moins d'éditeurs au total et, de ce nombre, plus d'éditeurs un peu comme Gide qui savait à quelques exceptions près dénicher le bon auteur, le bon caillou pour le rafiné et en faire un vrai écrivain, on aurait moins de biographies, moins de livres sur la cuisine, moins de témoignage et moins de gaspillage de papier. On aurait plus de romans et plus de livres susceptibles de contribuer à la littérature.

23 avril 2008

Annonce

Je vous annonce officiellement le changement de cap de ce blog.
Je vais le dédier à la littérature, autant faire ce que je sais faire avec ce que j'ai.
Les choses se dérouleront ainsi:
Il y aura des dossiers. Chaque dossier sera consacré à un auteur.
Dans chaque dossier, il y aura une notice biographique, une liste des oeuvres publiées à ce jour (terme exact manquant, je l'ai oublié et je le cherche), et autre chose si je trouve ça intéressant/pertinent.
Dans chaque dossier d'auteur, il y aura un dossier consacré pour chacune des oeuvres que j'ai lu et qui aura fait l'objet d'une recherche de ma part. Ce dossier renfermera une critique personnelle, un résumé et une notice bibliographique.
Je ne me fixe aucun délai et aucun rythme, je fais ça pour mon bon plaisir, alors profitez de ce que vous verrez d'affiché ici. Si vous avez des suggestions, faites comme toujours.
La section plus personnelle de ce blog sera supprimée car elle n'a pas lieu d'être. Si je veux écrire un journal intime, je le ferai, ça ne vous sert en rien que j'affiche mes sentiments ici et ça n'intéresse personne.
De plus, il y a de fortes chances que j'ouvre un autre blog dédié, celui-là, au sport en général. Si c'est le cas, je ferai les annonces et les liens en conséquences.
Votre dévoué...